Showing posts with label français. Show all posts
Showing posts with label français. Show all posts

Monday, October 16, 2017

concours les flammes vives: sortir du lit le matin

//concours poésie les flammes vives, poème N°1//

« Sortir du lit le matin. »


Sortir du lit le matin alors que la terre tremble est un exploit en soi. Cela semble naturel,
Mine de rien, il suffit juste de sortir un pied après l'autre et de se mettre debout, tout d'un coup.
Facile, facile que c'est de dire à l'autre qu'il est aisé de se mettre debout, un jour après l'autre.
Facile, facile que c'est d'ignorer à quel point l'aisance des uns, est un combat pour les autres.


Sortir du lit le matin alors que la tête gronde est un exploit qui s'ignore, qu'on brosse sous le tapis.
Pourtant, nul n'ignore que quand la tête va mal, alors le reste ne suit plus. On ne bouge plus.
On reste allongé criblé de balles invisibles qui nous clouent au lit et arrachent à la vie.
Et ouvrir les yeux sur un monde qui n'est que cauchemar n'est pas non plus l'idée de simplicité.


Je vous y vois déjà, luttant contre ce mal invisible qui nous ronge, nous, les invisibles.
Vous n'y survivrez pas ! N'essayez donc pas de juger ceux qui luttent et y arrivent.


Ils jonglent avec plusieurs masques à la fois, celui qu'on montre aux autres, lisse et parfait.
Celui qu'on ne montre qu'à soi, difforme et bien laid. Une image à faire damner les diables !
Celui qu'on est vraiment, souffrant et malade et pourtant tellement vivant aussi. Quelle tragédie!
Ils se prennent la tête à deux mains et se cognent sans fin contre les murs qu'ils érigent pour fuir.


Se fuir eux-mêmes,  au cœur  de la nuit, entre deux sanglots, au moment de dire au revoir.
Se fuir eux-mêmes et les envies du meurtre de soi et les cauchemars qui hantent leur nuit.
Fuir le monde aussi, la pression des pairs, les attentes impossibles et le regard de l'autre
Regard plein de jugement, plein de poison pour lequel ils donneraient tout pourtant. Ah!


Sortir du lit le matin alors que le cœur sombre, est un exploit qui impressionne et se bouscule
Un effort qui nous porte jusqu'au bout de la nuit, fermant le cercle imparfait de nos jours.

Il nous prépare pour les lendemains difficiles, avec dans le cœur une lueur de honte et d'espoir.

concours les flammes vives: A l'amour comme à la Guerre

//Poème N°2: concours les flammes vives


« A L'amour comme à la Guerre »


Il vivait l'amour comme il vécut la guerre ! La propagande sur l'amour avait fini par le gagner.
Alors, il rêvait de belles aventures, de ces montagnes russes qui vous transportent au paradis.
Alors, il rêvait de cet être si doux qui allait l'accompagner tout au long de sa vie : l'âme-soeur.
Tout comme il s'était imaginé la Guerre, la belle, la grande et noble Guerre pour la liberté.
Celle qui était censée sauver le pays, sauver le continent aussi, de la conquête de l'ennemi.
Il s'était imaginé en héros des temps modernes et en amour, il aurait été heureux.


Il vivait l'amour comme il vécut la guerre ! La propagande avait fini par s'effondrer.
Petit à petit son rêve s'est brisé et la cruelle réalité a montré son visage repoussant.
L'amour comme la guerre, était laid. C'était une tourmente éternelle, un monstre repoussant.
Les adieux, la déception et les mensonges étaient autant de balles qui perçaient son coeur
Les blessures étaient invisibles, profondes et traumatisantes comme fut la Grande Guerre.
La boucherie qui avait fait de lui une victime et avait atteint le reste de sa famille.


Car l'amour comme la guerre ne fait jamais qu'une seule victime. Il détruit tout sur son chemin.


Il vivait l'amour comme il vécut la guerre. Dévasté par les ruptures, affaiblie par le chagrin.
Il n'était plus suffisant de simplement souffrir de souvenirs de la Mort en direct, des cris et pleurs.
Il n'était plus suffisant d'avoir honte d'être un survivant de l'horreur, de pouvoir en témoigner.
Alors que d'autres étaient tombés sous les balles, d'autres s'étaient sacrifiés pour de vrai.
L'amour n'était pas un voyage sans retour, même si pour lui, il était à deux doigts d'en finir.
L'espoir tout comme à la guerre, l'espoir le maintenait en vie.


L'espoir de quoi ? Vous direz-vous. Qu'avons-nous à espérer de l'amour si ce n'est un cœur brisé ?


Il vivait l'amour comme il vécut la guerre. La belle, la grande guerre. Il y survécut et le ferait encore.
Il y avait bien la jolie Annette, rencontrée au hasard d'une promenade, qui l'avait sauvé.
C'était son débarquement en Normandie, sa libération de Paris, c'était l'amour de sa vie.
Elle lui avait redonné espoir, l'avait aidé à se reconstruire et il y avait du chantier dans le cœur de Roger.

Il n'était plus une coquille vide, ni un survivant. Non ! Avec Annette, il s'était enfin senti vivant.

Monday, September 25, 2017

Le tendre

Qu'il était tendre ce grand gaillard!
La main sur le cœur et le cœur sur la main, il vous faisait fondre sur place.
Il avait un sourire qui réchauffait les cœurs, une poigne franche et un regard enjôleur.
Il aimait la vie et la vie le lui rendait bien. Du moins en apparence.

Qu'il était tendre ce grand gaillard!
Il aimait donner autours de lui, de l'amour, de l'attention en veux-tu en voilà!
Et il en avait des amis, des vrais, de très gentils et des un peu cons tout comme lui.
Ils aimaient la vie aussi, alors ils riaient très souvent tous ensembles.

Qu'il était tendre ce doux idiot!
Naïf qu'il était avec les filles, se laissant entraîner par la première venue pourvue qu'elle lui sourit.
Elles lui auront brisé le coeur et parfois malgré sa candeur il n'était pas en reste aussi.
Oui, il en avait fait souffrir car parfois l'amour ne suffit pas, mais il espérait trouver un équilibre

Il était tendre, il aimait la vie mais il se sentait bien seul, c'était vrai aussi! 

Il n'avait pas remarqué la jolie Julie.
Une tête de linotte qui égarait souvent ses affaires. Qu'elle était maladroite cette Julie!
Elle était discrète avec un petit sourire timide au coin des lèvres qu'il n'avait jamais remarqué.
Elle aimait les gens aussi, mais à petite dose. introvertie la petite Julie? Apparemment oui!

Julie, elle était secrète et très petite, c'était à peine s'il se souvenait d'elle. 
Elle avait l'air mystérieux, mais elle ne l'était pas du tout, au contraire! Julie était facile à cerner.
Elle aimait les choses carrées, la routine de tous les jours et la discrétion absolue.
Ses romances et ses peines, elle les vivait recluse, ne mettant que ses amis dans la confidence.

Alors il ne s'était pas rendu compte du rapprochement.

Car la mini-Julie, elle l'avait remarqué ce grand dadais.
Elle s'était rapprochée tout doucement, faisant en sorte de rentrer dans sa vie en toute discrétion.
Point de fanfares, point de scandales. Ils passaient du temps ensemble et sans le savoir, Changement!
En effet, de l'autre bout du canapé, elle avait finit par se rapprocher de lui, se tenant à ses côtés.

Et un soir, alors qu'ils étaient en train de se parler le soir du nouvel an.
Elle sortit du gui pour ensuite l'embrasser à pleine bouche. Sacrée  petite Julie! 
Julie la discrète, Julie la mignonne, Julie la casse-cou! Elle en a pris du risque cette soirée là.
Et pourtant son baiser, il lui a rendu, se sentant nigaud de l'avoir ignoré toutes ces années.

Qu'il était tendre ce grand gaillard! 
Le sourire aux lèvres toute la journée, une chanson dans le cœur tous les matins.
Il aimait les gens, il aimait la vie et il savait que sa jolie femme Julie aimait cela à petite dose.
Alors ils se laissaient vivre leur vie, se retrouvant dans le nid douillet qu'ils s'étaient construits.

Et jamais, ô jamais, Julie ne rejetait les bras de son mari.
Car le grand tendre qu'il était, ce géant au grand cœur, le nigaud plein d'espoir
Pouvait enfin donner à celle qu'il aimait des embrassades dignes des grands aurevoirs
Chaque jour qui pouvait se lever était un jour de plus en plein bonheur.

Malgré les nuages qui se dressaient et les orages qui s'abattait, ces murs ci étaient bien solides.